Lilian AUZAS
Anita

Roman / 104 pages / 14 x 21 cm / 13 euros
ISBN 979-10-96911-10-3

Suivi de "Souvenirs d'Anita Berber" de Klaus Mann

A PARAITRE LE 15 SEPTEMBRE 2018

 

13 € + 2 € de participation aux frais de port

 

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PRESSE : ARTICLE DANS LE PETIT BULLETIN

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Christian ROSSET

Les Voiles de Sainte-Marthe
Micro-récits et notes d'Atelier

Essai fiction / 240 pages / 14 x 21 cm / 18 euros
ISBN 979-10-96911-08-0

PARU LE 15 juin 2018

 

 

 

18 € + 3 € de participation aux frais d'expédition

 

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Jean-Guy COULANGE
La Traversée (du paysage) - sonore, écriture, photographie

Récits / 88 pages / 23 photographies / 19 x 25,5 cm / 16 euros

PARU LE 15 JUIN 2018

 

 

16 euros + 3 euros de participation aux frais de port

 

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par Camille Prunet

 

     Deux expositions de l’artiste Julien Creuzet sont proposées à la Fondation Ricard et à BétonSalon, à Paris. Elles sont conçues par l’artiste comme deux versants d’une même problématique qui l’anime depuis longtemps, celle de la négritude* dans le monde occidental capitaliste. Dans les deux espaces, les œuvres s’appréhendent comme un tout, un « Tout-monde » pour reprendre Edouard Glissant. L’exposition est une archipel qui réunit différentes « îles », que des poésies écrites et sonores rythment. Il n’y a ni réel centre ni ordonnancement lisible. Julien Creuzet donne un statut de même importance à tous ses objets, il n’existe pas de pièce maîtresse mais des dispositifs sculpturaux, vidéos et sonores dont les formes organiques suggèrent le mouvement. La marge, la périphérie n’existe ici pas plus que le centre. Comme sur une île, la superficie réduite oblige à reconnaître l’utilité et la spécificité de toutes les zones. Les deux expositions sont donc une même entité traitée de deux points de vue différents qui reflètent l’interpénétration des éléments, évocatrice de l’idée de mondialité qui intéressait Glissant. C’est d’ailleurs ce que reflètent les titres des expositions à la Fondation Ricard et à BétonSalon qui se répondent : Toute la distance de la mer, pour que les filaments à huile des mancenilliers nous arrêtent les battements du cœur. – La pluie a rendu cela possible (…) et La pluie a rendu cela possible depuis le morne en colère, la montagne est restée silencieuse. Des impacts de la guerre, des gouttes missile. Après tout cela, peut-être que le volcan protestera à son tour. – Toute la distance de la mer (…). 

 

 

Par Michel Ménaché

 

Ysabelle Lacamp, Ombre parmi les ombres 
Paris, éditions Bruno Doucey, 2017, 16 €



     Célèbre « dormeur éveillé », détenu dans le camp de Terezin (« Theresienstadt »), jusqu’à sa libération par les troupes soviétiques, le fantôme de Robert Desnos, à demi-aveugle, en train de mourir du typhus, passe sa vie en mémoire comme si sa parole inspirée, réconfortante et joyeuse jusqu’au bout de la terreur, triomphait encore de la barbarie. Et c’est aussi un rapport bouleversant sur ce camp, « République des enfants de Terezin », ou encore « paradis offert aux Juifs par Hitler », énorme duperie qu’Ysabelle Lacamp donne à voir, avec son organisation, ses décors en trompe-l’œil carnavalesque, destinés à abuser les représentants de la Croix-Rouge, à masquer ce qui se tramait dans cette ville forte édifiée en forme d’étoile à six branches. Architecture cynique en guise d’antichambre de l’extermination nazie… Dans cette « Babel du désespoir », principalement assignée à la détention des enfants et des artistes, la romancière a créé le personnage de Leo Radek, enfant juif raflé à Prague, fasciné par la parole inspirée et enjouée du poète résistant. D’emblée, ce jeune Leo se présente, in situ, comme témoin sur le vif : « Mais oui, fouillez votre mémoire, souvenez-vous […] s’il vous plaît, pour eux, pour le poète, creusez donc la fosse oublieuse de l’Histoire ! »

 

par Philippe Blanchon

 

Olivier Gallon, Comment va ta montagne ? 
Postface de Tatiana Nikishina
Paris, La Barque, 2017
64 pages, 14 euros

 

     Tenir. C’est bien de cela dont il s’agit. Tenir mais aussi retenir. Mais d’abord tenir le texte. Ce qui veut dire tenir le rythme – et en l’occurrence la tension singulière qui provoque cette mise en demeure. Demeure que serait le livre. Un lieu donc. Un livre parfaitement architecturé ne volant pas son nom et qui se peut être signé. Quatre pièces le composent. Composent la demeure que l’écrivain, progressivement, bâtit sous nos yeux. Progressivement, oui. Car, à peine rentrer dans la matière du livre, nous sommes invités à cheminer de concert. Le narrateur, faudrait-il plutôt dire autant que l’auteur, se fait aussi bien arpenteur que navigateur.